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Entre ciel et terre

marelle

Équateur – 2007

  Entre ciel et terre et inversement… Quoi de plus inattendu que de rencontrer dans une clairière aménagée de la forêt amazonienne des fillettes qui jouent à la marelle ?

  J’avais marché durant deux jours pour arriver jusque dans ce coin perdu de la selva pour un reportage sur les communautés indigènes. Je resterai quelques temps dans cet endroit où comme contrepartie du logis et de la pitance, j’assurerai de mon mieux des cours d’anglais et de français dans une improbable école végétale. Mais là, c’est l’heure de la récréation !

15 Commentaires à “Entre ciel et terre”

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  1. Intemporelle, universelle… Quand la photographie devient oeuvre d’art… Évidemment, les bottes se présentaient comme cela par hasard…

    Aline a dit ceci

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  2. Quelle poésie ! Un sentiment d’universalité comme dit Aline. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres, mais les mots pour présenter le contexte de la prise de vue sont indispensables.

    Christian a dit ceci

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  3. Pourquoi avoir exclu de la photo le troisième enfant que l’on devine à gauche ? C’est dommage, la scène eût été tellement plus complète, d’autant plus que l’on aurait alors vu le ciel… Mais il est vrai que « le mieux est l’ennemi du bien » et qu’il vaut mieux parfois se contenter d’une bonne photo plutôt que de risquer de rater une prise intéressante à vouloir chercher la perfection…

    TERRY a dit ceci

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    • Je commence à cerner un peu et sans prétention l’approche photo de LoJ. Si vous vous intéressez d’un peu plus près à ses photos, vous verrez que l’équilibre est primordial pour justifier le déclenchement. Peut-être nous le confirmera-t-il, mais pour le troisième enfant, il aurait donc manqué une troisième paire de botte pour respecter l’équilibre… Et puis cette photo me semble un instantané avec des enfants qui bougent beaucoup. Mais on peut toujours faire mieux…

      Christian a dit ceci

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      • Je m’attendais à cette réponse sur l’équilibre 2/2/2 qui ne me parait pas recevable, le monde n’est pas un cours de mathématiques !
        J’admets plus volontiers l’idée de la scène de rue à saisir rapidement, je le dis d’ailleurs dans mon commentaire…

        TERRY a dit ceci

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        • Oui nous sommes d’accord. Je ne suis pas spécialiste mais l’art obéit quand même à certaines règles de base (perspectives, points forts d’une image etc…), à une certaine rigueur pour être intelligible, sinon c’est un brouillon.

          Christian a dit ceci

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  4. Quand je regarde une photo, je ne pose pas la question de savoir si j’aurais fait mieux ou pas, si elle respecte des règles de composition ou pas. Tout cela est facile à dire après coup derrière son écran d’ordinateur. Sans faire de grandes théories mathématiques (je suis 100% d’accord avec Terry), soit elle me convainc, soit pas. Et celle là, elle me convainc complètement (bien plus que d’autres présentées sur ce blog).

    Georges a dit ceci

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  5. Après avoir été condamné à la déconnexion depuis deux ou trois jours (on survit je vous rassure !), je découvre vos messages intéressants. Il faut avoir en tête qu’il y a deux temps : celui de la prise de vue d’une part, cette fraction de seconde où la réflexion n’est pas de mise et où seul le photographe qu’il l’a prise a vécu ce moment, d’autre part le temps plus long (laissé au loisir de chacun) de l’interprétation, voire de la sur-interprétation.
    Non Christian, je ne compte pas les bottes avant de savoir si je déclenche ;-) . Malgré ce que les chantres de la technologie informatique veulent nous laisser accroire, la vie est un peu plus compliquée qu’une suite numérique, de même que la photographie (celle qui m’intéresse) est autre chose que l’application de recettes toutes faites. En revanche, au moment de sélectionner les photos à publier (donc après coup) sans doute l’intellect aime-t-il ce confort de l’organisation rationnelle.
    Quoique réalisé dans l’extrême urgence, ce cadrage est voulu Terry. S’il n’y a pas de ciel dans le cadre, c’est parce que les arbres tout autour, hauts d’une bonne trentaine de mètres ne me le permettaient pas. Il y a très peu de lumière dans la selva. Outre cette marelle qui m’intéressait, le sol de cette clairière offrait de mon point de vue une meilleure lisibilité qu’un fouillis végétal en arrière-plan.
    Enfin Georges, effectivement une photographie doit convaincre (et quand on sait pourquoi c’est mieux à mon avis), mais elle n’a pas forcément vocation à faire l’unanimité.
    En tout cas merci pour vos commentaires, ces échanges qui sont également à destination des internautes qui viennent se perdre ici. Sur ce, je retourne dans ma chambre noire :-)

    LoJ a dit ceci

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    • Je parlais du « ciel » de la marelle !… Il est bien sûr évident que dans la Selva, je ne m’attendais pas à voir le ciel avec des beaux nuages d’orage !!!
      Mais à y bien regarder ce n’est pas le ciel qui manque mais la Terre, enfin, il me semble que cette marelle est un peu différente de celles que je dessinais, mais je me perds dans mes souvenirs des petits bonheurs d’enfance …
      Malgré tout, je campe sur ma position, cet enfant que l’on devine tronqué me gêne un peu et contrairement à ce que pense Georges, je ne pense pas que j’aurais fait mieux, je pense au contraire que j’aurais raté cette prise à vouloir trouver un cadrage qui me convienne totalement ;)

      TERRY a dit ceci

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      • Suis-je bête :-D . Je suis un garçon alors la pratique de la marelle m’est un peu étrangère… Cette photographie, cette bribe de récréation, c’est une fraction de seconde volée au hasard. Comme disait Willy Ronis, j’ai négocié avec l’aléatoire. Après mérite-t-elle d’être publiée ? c’est une autre question. On reconnaît qu’il s’agit d’une marelle, mais ce n’est pas la marelle qui m’intéressait au premier chef pas plus que les bottes ou les enfants, mais cette articulation fugitive et dynamique. La perfection comme absolu me gêne un peu. D’ailleurs existe-t-elle ? On peut toujours pinailler même sur des photos de Cartier-Bresson. En revanche, l’approche de cette perfection me motive et j’ai la faiblesse de croire que c’est la petite imperfection qui fait la grande photographie (je veux dire qu’elle conserve sa pleine humanité). Je n’ai évidemment pas la prétention de qualifier ma marelle de grande photographie, même si je la trouve montrable.

        LoJ a dit ceci

        Répondre


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